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BIOLOGIE :
Régime
alimentaire :
Petits
animaux vivant au niveau du sol, d'une taille allant jusqu'à celle d'un
jeune lapin. Principalement des micromammifères (campagnols), des lapins,
des jeunes oiseaux pris au nid (merles, grives, geais). À défaut des grenouilles,
des reptiles (couleuvres, vipères), des vers de terre et des insectes.
Cet oiseau ne dédaigne pas les charognes. Quand il y a pullulation de
campagnols des champs (Microtus arvalis), s'en nourrit presque exclusivement.
Reproduction
:
Période
de nidification : avril à juillet
Nombre
de couvaisons : une couvée
Nombre
d'œufs : 1 à 4 œufs blancs plus ou moins tacheté de brun
Incubation
: 36 à 38 jours
Nid : la buse variable construit habituellement une nouvelle
aire chaque année. Le nid est placé dans un grand arbre en lisière de
forêt ou dans les plus grands arbres d'une haie. Elle peut également nicher
sur les falaises, parfois sur une corniche de rocher. Le nid est situé
près du tronc ; il est constitué des branches sèches, tapissé de feuillage
vert (aiguilles de pin ou feuilles de chêne, hêtre), de laine de mouton,
d'herbes sèches. Un couple utilise plusieurs nids dans son territoire.
C'est principalement la femelle qui couve, mais le mâle apporte la majeure
partie des proies.
Type
de nichoir : N'utilise pas les nichoirs.
Envol
: 50 à 55 jours
Oisillons : peau rose brunâtre; longs duvets gris
foncé sur la tête, et le dos. Poids : 1,6 g. Gosier rouge
brique, pointe et côtés de la langue blanchâtre, bourrelets
du bec jaune pâle.
Plumage
juvénile : Diffère de celui de la femelle par le
tête plus brune et la face supérieure plus jaunâtre;
dessous rayé longitudinalement de brun noir. Iris brun foncé.
Pattes brun clair.
Comportement
:
La buse s'aperçoit généralement en vol, planant très haut au-dessus de
la campagne, les ailes largement étendues, utilisant les courants d'air
pour rester en l'air. On a plus de chance de l'apercevoir quand le temps
est clair et chaud, à partir du milieu de la matinée. Comme chez d'autres
rapaces, la population des buses est en augmentation, après une période
de déclin due à l'emploi des pesticides. Ces dernières années, les buses
ont commencé à quitter leur habitat traditionnel pour coloniser de nouvelles
régions. En vol, elle émet souvent une sorte de « miaulement ». En migration,
pratique souvent le vol à voile en groupes. Ses battements d'ailes sont
relativement lents et son vol peu rapide. Elle est donc incapable de poursuivre
un oiseau en vol, sauf sur une brève distance. La buse plane beaucoup,
ailes et queue étalées, souvent entre 50 et 300-500 mètres de haut. Elle
vole parfois sur place. Elle niche en forêt et chasse surtout dans la
campagne environnante. Le plus souvent, la buse variable chasse à l'affût,
patiemment perchée sur un piquet de clôture, guettant la moindre souris,
sa proie favorite. En hiver, on la voit plus souvent en bordure des routes
: la neige y fond plus vite qu'ailleurs. Elle se nourrit volontiers des
petits animaux victimes de la circulation. Elle chasse aussi en volant
à 20-50 m de haut. Son terrain de chasse varie de 100 à 800 hectares.
En hiver, elle peut attendre plusieurs heures jusqu'à ce qu'une proie
passe à sa portée. Elle ouvre alors les ailes, tend les pattes et la tue
avec ses serres, puis la dépèce avec le bec. Au printemps, certaines buses
volent la nourriture apportée à leurs petits par l'Autour ou le Faucon
pèlerin.
Habitat :
Très répandue dans les régions boisées, les campagnes cultivées avec
de grands espaces découverts (champs et prairies). Elle peut nicher jusqu'à
1 600 mètres d'altitude, mais rarement au-dessus de 800 mètres. En hiver,
dans les landes, les plaines et les paysages découverts ; souvent en bordure
des routes. Elle est rare dans les régions de grande culture où il n'y
a que des bosquets composés d'arbres de faible hauteur et minces.
MORPHOLOGIE
:
Aspect
C'est le plus grand des oiseaux de proie que l'on peut voir de manière
régulière. Elle est le plus souvent aperçue en vol ou perché sur des piquets
de clôture, et ne s'observe que rarement au sol. La buse variable présente
un plumage à coloration variable : dessous du corps et tête presque tout
blanc à brun foncé avec intermédiaires ; dessus brun foncé ou teinté de
roussâtre. La coloration n'a rien à voir ni avec l'âge ni avec le sexe.
Quand elle est perchée, son plumage apparaît très brun. Un gros plan permet
de distinguer le bec crochu et les plumes entourant les pattes, qui sont
caractéristiques des grands oiseaux de proie. Elle est reconnaissable
au plumage brun de ses larges ailes (dessinant souvent un V) et à sa courte
queue arrondie. En vol, les ailes, souvent largement déployées en éventail,
paraissent plus longues que celles de la corneille et plus larges, ressemblant
à celles de l'épervier et sa queue paraît relativement courte. À cette
occasion, on notera sur la queue assez courte, plusieurs barres foncées
étroites, la tête qui dépasse peu le bord antérieur des ailes, les ailes
relevées quand l'oiseau est vu de face et tournoie.
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1
- Buse variable: Plumage
allant du blanc sale au brun chocolat, avec tous les intermédiaires.
2
- Ailes :
Relevées en "V" plat en vol plané.
3
- Bondrée apivore :
Plumage également variable ; queue plus longue et étroite.
4
-
Ailes
:
Longues et étroites, tenues à plat en vol plané.
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Etat
des populations :
Les rapaces
sont intégralement protégés mais de nombreuses buses variables et autres
faucons sont blessés à la chasse. De nombreux rapaces retrouvés morts
et passés à la radiographie, ont le corps criblé de plombs.
Voix
:
Miaulement caractéristique émis en vol durant toute l'année « hièèh
».
RÉPARTITION
GÉOGRAPHIQUE :
Migration
:
Migratrice
partielle. Essentiellement sédentaire en France, mais erratisme de certains
individus en automne-hiver. En hiver, de nombreuses buses originaires
d'Europe centrale, orientale et septentrionale viennent dans l'ouest du
continent. Cela explique que l'espèce soit toujours plus abondante et
plus visible à cette saison.
Se voit un
peu partout en Europe. En France, sauf dans les régions de grandes cultures
(ex. Beauce), dans les forêts denses et sur la côte méditerranéenne.
RÉFÉRENCES
BIBLIOGRAPHIQUES :
R. Peterson,
Guide des oiseaux de France et d'Europe : DELACHAUX &
NIESTLE Ed.
HOEHER S., Guide des Oisillons et Poussins des oiseaux d'Europe : DELACHAUX
& NIESTLE Ed.
L'Univers
fascinant des animaux
Fiche 71, groupe 2
Photos oiseaux : http://photos.oiseaux.net/index.html
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