Daman des rochers


Statut du spécimen :

Classe : Mammifères
Ordre : Hyracoïdes
Famille : Procaviidés

Nom scientifique : Procavia capensis
Nom commun : Daman des rochers

Poids : 2,25 à 3,25 kg (mâle) ;
Poids : 2,15 à 2,85 kg (femelle)
Longueur totale : 40 - 57 cm

BIOLOGIE :

Le Daman des rochers forme des colonies pouvant atteindre 30 individus, aux activités synchrones, comprenant des mâles territoriaux et des harems de femelles. La progéniture est élevée par l’ensemble de la colonie. La taille de la colonie et celle du domaine vital dépendent de la qualité des ressources. Les domaines vitaux des femelles se chevauchent mais ont une aire centrale exclusive. Le domaine vital d'un mâle inclut ceux des femelles. Les femelles n'ont pas de hiérarchie stricte, mais les plus âgées tendent à être plus meneuses et dominantes. Le mâle territorial passe beaucoup de temps à surveiller les prédateurs et les rivaux. Les jeunes mâles quittent la colonie à l'adolescence. Ils essaient alors de trouver une cavité à défendre en périphérie de la colonie. Quand le mâle territorial meurt, un mâle périphérique dominant lui succède.

Régime alimentaire : C'est un herbivore et son aptitude à manger rapidement lui permet de rester le moins longtemps possible à découvert. Il est diurne, il prend un bain de soleil le matin et se repose durant les heures chaudes de la journée pour ne manger que le matin et le soir.

Reproduction : Le Daman des rochers a une périodes de gestation de 7 mois et demi, ce qui est très long pour un animal aussi petit. La portée se compose généralement de 1 à 3 petits. Les jeunes sont sevrés à 6 mois, mais continuent à vivre avec le groupe familial jusqu'à leur maturité sexuelle. Les mâles partent alors pour fonder leur propre colonie ou pour vivre quelque temps en petits groupes de célibataires.

Longévité : 12 ans maximum.

MORPHOLOGIE :

Le Daman des rochers est un petit animal au pelage brun fauve. Le dessous du corps est plus pâle. Au milieu du dos, une touffe de poils jaunâtres érectiles cache des glandes sécrétrices situées sur une partie glabre. Son museau est court et large. Massif comme une Marmotte ou un Aulacaude, c'est le « parent » le plus proche de l'Eléphant.

1 - Dents : Les incisives servent d'armes défensives sontre les prédateurs, auxquels elles peuvent infliger de grandes blessures.

2 - Glande à odeur : Sur le dos, elle forme une étroite zone dénudée au milieu des poils, dont elle provoque l'érection en cas de peur ou d'excitation. On ne sait pas très bien quelle est sa fonction.

3 - Yeux : Leur conformation est tout à fait particulière. Le renflement de l'iris au-dessus de la pupille intercepte directement la lumière à la verticale de la tête et permet au daman de guetter l'approche éventuelle d'un rapace dans le ciel.

Comportement : La touffe de poils érectiles que les Damans ont sur le dos prend une part importante dans leur communication. La glande odorante libère une sécrétion abondante lorsqu'un adulte hérisse ses poils, traduisant son état d’excitation. Déposées sur un site particulier, les fèces des Damans de rocher étaient utilisées en pharmacopée sous le nom d’hyraceum. Les appels territoriaux du Daman de rocher sont caractéristiques, ils commencent par des petits cris aigus pour se terminer par une série de grognements. Les cris d'alarme provoquent la mise à l’abri dans une crevasse. Lors des combats, tout en présentant la croupe, les Damans tentent de mordre l'adversaire à la tête, au cou et aux épaules.

Formule dentaire : I : 1/2; C :0/0; PM : 4/4; M : 3/3 Total 34

MILIEU :

Le Daman des rochers est inféodé aux affleurements rocheux présentant des cavités suffisamment grandes pour abriter une colonie, et des sites d’observation permettant le guet tout en prenant des bains de soleil. Les sites sont généralement séparés de quelques kilomètres. Le Daman se limite aux affleurements rocheux proches de Banghare et aux hauteurs du Mont Badiar.

RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE :
Arabie, du Sénégal à la Somalia au Nord de la Tanzania ; sud du Malawi jusqu'au sud de l'Angola, Namibie et Afrique du Sud. A Djibouti, il avait été précédemment signalé à Obock et à l'Ouest de Tadjoura (Yalden et al., 1986).

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES :

L'Univers fascinant des animaux Fiche 155, groupe 1
Grand dictionnaire des animaux, Bordas ed,Vol 6, pp 1153
Vie sauvage : Encyclopédie Larousse des Animaux N° 63