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BIOLOGIE
:
Régime
alimentaire :
Chasseur habile, il capture en piqué ses proies vivantes, mais
à l'occasion, il est volontiers aussi charognard. Son régime
alimentaire est extrêmement varié. Il se nourrit d'oiseaux
(lagopèdes, grand tétras, limicoles) et de mammifères
pouvant atteindre la taille d'un jeune chamois ou d'un faon de cerf
(marmottes, lièvres, lapins, hérissons, écureuils).
Il capture également des lézards et tortues. Dans les
Alpes, les marmottes le connaissent bien et à son approche, donnent
l'alarme par un sifflement énergique.
Comportement
:
Généralement, on observe l'aigle royal quand il plane,
haut dans le ciel, les ailes légèrement relevées
en V, leur extrémité légèrement dressée
vers le haut et vers l'avant. Son vol est puissant ; il alterne souvent
6 ou 7 battements lents et assez amples, suivis de planés de
1 à 2 secondes. L'aigle royal s'observe isolément ou par
couples. Sa parade nuptiale est faite de chandelles, de piqués
et de chutes vertigineuses, les oiseaux se tenant par les serres, puis
reprenant leurs chandelles. Pour chasser, il fait des cercles en altitude,
guettant ses proies, ou bien explore à basse altitude les versants
de montagnes à faible hauteur pour les surprendre. Il peut aussi
guetter longuement d'un affût dominant. Les couples restent toute
l'année sur leur territoire de taille variable en fonction de
la topographie et de la richesse des proies.
Autrefois
on l'a souvent accusé de s'attaquer à l'homme et au
bétail. La première accusation a toujours été
infondée. Il n'est pas capable d'ailleurs de se saisir de proie
dont le poids excède 4 à 5 kg. Quant au bétail,
sa prédation se trouve limitée aux jeunes agneaux, proies
faciles mais très occasionnelles. Les dégâts ne
sont d'ailleurs pas considérables et se produisent généralement
aux dépens de bêtes malades ; il peut même à
l'occasion se contenter de charognes et doit aussi subir de longs
jeûnes en hiver.
Habitat
En Europe occidentale, l'aigle royal fréquente surtout les régions
montagneuses et les grandes forêts d'altitude, mais parfois aussi
en hiver les forêts et les champs en plaine. De nos jours en France,
la quasi-totalité des couples se reproduit dans les falaises
d'altitude. À l'origine, il fréquentait des milieux plus
largement ouverts avec de grands arbres. Dans d'autres régions,
on le rencontre encore dans les steppes, la toundra et la taïga,
les falaises littorales, les hauts plateaux.
Reproduction:
Période de nidification : de mars à mai.
Nombre de couvaisons : une ponte par an.
Nombre d'ufs : 2 ufs blanchâtres, généralement
tachés de brun.
Incubation : 43 à 45 jours, femelle (mâle).
Nid
: il se trouve dans une falaise escarpée ou sur un arbre.
Cette aire volumineuse, construite par le mâle et la femelle,
est habituellement utilisée pendant de nombreuses années
et est rechargée avec de nouveaux matériaux en novembre-décembre.
Le nid, constitué de branches garnies d'herbes et de laine, peut
devenir très gros s'il est utilisé longtemps.
Jeunes
: nidicoles. L'aiglon le plus faible, second-né en général,
meurt le plus souvent. Les deux parents s'occupent du nourrissage du
jeune restant.
Envol : 65 à 70 jours, Mâle, Femelle.
Plumage juvénile : trois ans et plus.
Première nidification : trois à cinq ans.
MORPHOLOGIE
:
Aspect
L'aigle royal est l'aigle le plus commun. Même s'il n'est pas
le plus grand de nos rapaces, sa silhouette massive se profilant dans
les paysages de montagne, est la plus imposante de toutes. La femelle
est plus grande que le mâle. Les adultes des deux sexes se ressemblent.
Ils sont uniformément brun sombre sauf la nuque qui est brun
jaunâtre ou brun-roux clair. Avec l'âge, la tête et
le cou prennent une coloration brun doré. L'aigle royal a un
épais bourrelet au-dessus des yeux et un puissant bec à
l'extrémité noire. Les pattes et la cire du bec sont jaunes.
Sa longue queue arrondie est typique, car elle est à peu près
aussi longue que la largeur des ailes. Ses grandes et larges ailes aux
extrémités fortement digitées, donnent à
ce rapace sa silhouette caractéristique car en se rétrécissant
un peu près du corps et de la partie proximale de la main, elles
confèrent un profil en "S" à leur bord postérieur,
notamment chez le jeune. Les rémiges et les rectrices de l'adulte
sont grises avec 3 à 5 larges barres sombres et une large barre
terminale noirâtre. Les couvertures sus-alaires moyennes et les
grandes couvertures internes décolorées et usées,
forment une zone pâle irrégulière qui est plus ou
moins apparente. L'Aigle royal a une tache pectorale et des couvertures
sous-alaires moyennes souvent roussâtres plus pâles.
Les juvéniles
ont de grandes taches alaires blanches, et une queue de même couleur
terminée par une large bande noire. Ces taches blanches disparaissent
progressivement. D'année en année, ils deviennent de plus
en plus sombres et sont complètement bruns quand ils atteignent
leur cinquième année.
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1
- Aile :
L'aigle
passe beaucoup de temps à planer.
Ses longues ailes sont terminées par des rémiges
primaires écartées qui améliorent ses possibilités
évolutives.
2
-
Bec
: L'aigle royal est pourvu d'un bec crochu et acéré.
Il
l'utilise notamment pour déchirer les proies rapportées
à l'aire et
distribuées aux aiglons
3
-
Doigts : Les doigts très
robustes et les longs ongles recourbés assurent une puissante
prise qui suffit souvent à tuer les proies.
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Voix
: 
Généralement silencieux. Jappements plus ou moins aigus,
miaulements.
Etat
des populations :
Jadis l'aigle royal vivait dans toutes sortes d'habitats en plaine,
des déserts jusqu'à la toundra. Aujourd'hui, il subsiste
seulement en montagne, sauf localement. Les causes de sa régression
ont été sa persécution par l'homme, mais également
la raréfaction de ses proies. En effet les grands rapaces comme
l'Aigle royal ont tendance à disparaître parce qu'ils doivent
trop étendre leur aire géographique en raison de la diminution
des proies. De plus l'absorption de pesticides dans les années
1960 a fragilisé les ufs dont la coquille était
anormalement rétrécie. Ils se craquelaient dans les nids
et étaient mangés par leurs parents.
Après
une forte diminution de ses effectifs durant les trois quarts du XXe
siècle, l'espèce connaît depuis le milieu des années
1980 une lente progression. Il y aurait actuellement entre 270 et 300
couples nicheurs en France, essentiellement dans les Alpes, et un certain
nombre d'oiseaux non cantonnés.
Désormais
confiné aux montagnes inaccessibles, l'Aigle royal est encore
tiré ou empoisonné par certains chasseurs, et ses nids
sont visités par les collectionneurs d'ufs, qui ignorent
les lois protégeant l'espèce.
RÉPARTITION
GÉOGRAPHIQUE : 
Migration
: Sédentaire dans le Sud, plus migrateur au Nord, notamment
les jeunes. Les individus du Nord de la Russie se déplacent vers
le Sud et l'Ouest.
En
France, il est présent dans les régions accidentées
dans les Alpes, le Massif Central et sa bordure Méridionale,
les Pyrénées, et la Corse. Ailleurs il est plus ou moins
dispersé de l'Europe Occidentale au Pacifique. Il niche en Écosse,
en Espagne, dans les Alpes, en Italie, Grèce, Roumanie, République
Fédérale de Yougoslavie et traverse la Sibérie
vers l'Asie et le Japon.
RÉFÉRENCES
BIBLIOGRAPHIQUES :
Guide
des oiseaux de France et d'Europe : R. Peterson
Guide
des Oisillons et Poussins des oiseaux d'Europe : Delachaux
et Niestlé Ed. de Siegfried Hoeher
L'Univers
fascinant des animaux
Fiche 17, groupe 2
http://photos.oiseaux.net/index.html
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