Le Castor


Statut du spécimen : Protégé aux USA

Classe : Mammifères
Ordre : Rongeurs
Famille : Castoridés

Nom scientifique : Castor fiber
Nom commun : Castor

Longueur du corps : 60 - 80 cm
Longueur de la queue : 25 - 45 cm
Poids : 10 - 30 kg


 

BIOLOGIE :

Dans l'eau, cependant, il est un nageur robuste et gracieux, qui peut atteindre, en état d'alerte, une vitesse de près de 7km/h.

Régime alimentaire : L'hiver, le régime alimentaire du castor se compose de plantes ligneuses, puis, à mesure qu'apparaissent les nouvelles pousses au printemps, de plantes herbacées. L'été venu, le castor se nourrit de graminées, d'herbes, de feuilles des plantes ligneuses, de fruits et de plantes aquatiques. Le rythme de vie quotidien du castor alterne entre des périodes d'activité et de repos. Très actif à l'aube et au crépuscule, il se repose généralement, le milieu du jour venu, été comme hiver, dans sa hutte.

Reproduction : Monogame, le castor s'accouple pour la vie du mois de janvier et février. Les petits, en moyenne trois ou quatre par portée, naissent ordinairement en mai ou en juin, au terme d'une période de gestation de 100 jours. À la naissance, les petits ont un pelage bien fourni et une denture déjà bien acérée. Ils sont dotés de la vue et peuvent se déplacer et nager très peu de temps après la naissance, mais ils ne quittent habituellement pas la hutte le premier mois. Les castors peuvent se reproduire dès l'âge de deux ans; les jeunes restent avec leurs parents jusqu'à l'âge de deux ou trois ans, âge auquel ils quittent la colonie par instinct et émigrent le long des cours d'eau ou à travers champs jusqu'au moment où ils s'accouplent à leur tour et se trouvent un emplacement sur lequel édifier leurs propres huttes et digues.

Longévité : 17 ans environ.

MORPHOLOGIE :

Cet animal est assez impressionnant avec sa grosse queue plate sur laquelle on retrouve des écailles. Celle-ci peut mesurer de 23 à 40 cm. Elle lui sert à avertir ses semblables en cas de danger et l'aide à se déplacer. Il l'utilise pour nager ainsi que ses pattes palmées.
Le castor est un rongeur qui mesure entre 90 et 120 cm. Le castor peut atteindre jusqu'à 35 kg et peut vivre jusqu'à l'âge de 12 ans. Il est le plus gros rongeur de l'Amérique du Nord et aussi le plus gros du monde, à l'exception du grand cabiai (cochon d'eau) de l'Amérique du Sud. Un adulte pèse en moyenne de 16 à 32kg. La longueur de l'animal, y compris sa queue de 30cm, peut atteindre 1,3m. Ses ancêtres étaient encore plus grands. Durant le Pléistocène, époque glaciaire des mastodontes et des mammouths, des castors géants habitaient l'Eurasie et l'Amérique du Nord. Du museau au bout de la queue, ils atteignaient tout près de 3m de long et pesaient probablement dans les 360kg. Trapu et grassouillet, le castor, qui déambule sur la terre ferme, semble ne pas avoir de cou, la rondeur profilée de sa tête se fondant avec celle de son dos. Court sur pattes, il se meut lentement et gauchement. Est-il effrayé qu'il se sauve très vite, en galopant maladroitement; mais s'il lui faut parcourir quelques centaines de mètres, on peut le rattraper à la course.

La queue du rongeur lui sert aussi bien dans l'eau que sur la terre ferme. Celle d'un gros animal peut mesurer 30cm de longueur, 18cm de largeur et 4cm d'épaisseur. Elle est couverte d'écailles coriaces et de rares poils rugueux. Sous l'eau, la queue sert de gouvernail à quatre sens. Épaisse, elle est toutefois souple, musclée et puissante. Si le castor plonge de frayeur, on le voit battre l'eau de sa queue, en faisant un bruit pareil à celui d'une détonation, qui avertit ses semblables d'un danger aux environs et sert peut-être à éloigner les prédateurs potentiels. Sur la terre, la queue du castor lui sert d'appui quand il s'assoit pour ronger un tronc d'arbre, de même qu'elle le tient en équilibre et le supporte lorsqu'il marche sur ses pattes de derrière pour transporter, avec celles de devant, les divers matériaux de construction tels que de la boue, de la pierraille et des branchages. Ses pattes de derrière, qui portent cinq longs orteils griffus, sont très élargies et parfaitement palmées pour la nage. Dans l'eau, le castor n'utilise que ses pattes de derrière pour se propulser, en s'aidant occasionnellement de sa queue. Quant aux pieds de devant, ils sont petits, non palmés, et les orteils se terminent en de longues griffes acérées, propres à creuser. Ces pattes antérieures sont très mobiles, presque aussi souples que des mains, et permettent au castor de saisir et de transporter des gaules, des cailloux et de la boue, en plus de se livrer à divers travaux complexes de construction.

Le castor est aussi pourvu de dents exceptionnelles. Les incisives longues, aiguës et fortes poussent continuellement et sont recouvertes, sur leur face externe, d'une couche d'émail orange foncé. Ainsi, à mesure que l'animal use ses dents à force de frotter les incisives supérieures contre ses incisives inférieures, le bout externe des incisives conserve le tranchant d'un ciseau. Pourvu d'une telle denture, le castor est capable d'abattre de très gros arbres. Il peut clore ses lèvres derrière ses incisives et ronger ainsi les ramilles sous l'eau.

Formule dentaire : I : 1/1; C : 0/0; PM : 1/1; M : 3/3 Total 20


Construction : Le castor est capable d'ériger des constructions étonnantes, mais le milieu joue un rôle déterminant dans le choix de la tâche à entreprendre. La digue, sa construction la plus célèbre, lui permet d'accroître la superficie de son habitat sous-marin, qui lui sera accessible l'hiver; elle est conçue de façon à créer un étang assez profond pour que l'eau ne gèle pas jusqu'au fond, même durant les plus grands froids. L'eau profonde, qu'elle résulte ou non d'une digue de castor, permet d'emmagasiner des provisions pour l'hiver, et l'animal peut ainsi, à longueur d'année, accéder sous l'eau à sa hutte ou à son terrier pour se mettre à l'abri des prédateurs. La construction de digues et d'autres bassins artificiels en aval du courant lui permet d'élargir la superficie de l'étang et de disposer d'un accès plus sûr à une réserve additionnelle de vivres.

1 - Réservoir : Plan d'eau réservé à la hutte et à la réserve de nourriture. Le castor peut en régler le niveau en modifiant le barrage.

2 - Barrage : S' étend d'une berge à l'autre en faisant monter le niveau de l'eau de façon à recouvrir et dissimuler les entrées de la hutte.

3 - Construction : La conception la plus courante consiste à un amoncellement de pierres et de branches colmatés avec de la vase et des débris.

4 - Abattage : Avec ses puissantes incisives le castor ronge la base d'un tronc.

5 - Arbres : Du type peuplier sont les préférés du castor.

Construction

Le barrage est destiné à créer un plan d'eau pour y construire une hutte.

Les galeries d'entrée qui mènent à la chambre d'habitation s'ouvrent sous l'eau.
l'une d'elle débouche près de la réserve de nourriture.

MILIEU :

Le castor est bien adapté à son habitat aquatique. Durant la nage, une fine pellicule transparente recouvre ses petits yeux ronds et lui permet de voir aussi bien dans l'eau qu'en dehors. Les narines, petites elles aussi, et les oreilles se ferment pour permettre à l'animal de nager sous l'eau.

RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE :
Le castor est répandu partout au Canada, vers le nord jusqu'aux embouchures du fleuve Mackenzie et de la rivière Coppermine, qui donnent sur l'océan Arctique. On le rencontre surtout dans les régions boisées, mais aussi en terrain découvert où les cours d'eau sont bordés d'arbres et d'arbustes feuillus. Dans l'Ouest canadien, il vit le long des cours d'eau dans les prairies sèches. Même dans la toundra, il colonise parfois les berges arbustives des cours d'eau qui sont assez profonds pour lui permettre d'entreposer sa nourriture et d'accéder à sa tanière, sous la glace l'hiver. Grâce aux efforts de conservation, l'espèce est désormais répandue en Finlande, en Norvège, en Suède ainsi qu'en Russie et dans les pays limitrophes, et elle est en voie de rétablissement en Allemagne, en France, en Pologne, en Autriche et en Suisse.

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES :

L'Univers fascinant des animaux Fiche 18, groupe 1
Grand dictionnaire des animaux, Bordas ed,Vol 2, pp 335